Antton Negeluak sortürik - 2014

Larrau.Steinou[B.28]

Catégorie : Autres Publication : dimanche 25 janvier 2015

Valérie Steinou – 2008
Mémoire de recherche au sein de l’ITEM de l’UPPA réalisé sous la direction de Mme Laurence Cabrero-Ravel, durant les travaux de réparation de l’église St Jean Baptiste de Larrau de l’année 2007.
P. 24
« Le 24 juin 1174, Arnaud de Laguinge, Marie Bertrande son épouse, Guillaume, Arnaud et Raimond ses fils, donnèrent à Gerard, abbé de Sauvelade le lieu de St Jean de Larrau (…). Le même jour, Johaner de Saver fit don à Sauvelade de plusieurs propriétés qu’il avait acheté à Larrau. Parmi celles-ci figurent plusieurs terres : le col d’Eraize et la chapelle de St Jean (…) »
P.25
« Le rôle hospitalier de Larrau apparaît clairement daté de 1455 (…) le prieur Guilhen Arnaud de Harentche d’Abense de haut essaie d’obtenir la ratification des franchises en s’appuyant sur une charte de 1395 qui semble être remise en question. Le prieur met en avant le rôle « d’utilité publique » de l’établissement qui rassemble des frères, des donats et autres habitants qui vaquent au service de Dieu mais, fait office d’accueil des voyageurs. Les revenus étant fort modestes, le prieur constate la mise en péril de l’hôpital. (…) Le passage par les ports en haute Soule est attesté par plusieurs actes et concerne essentiellement un trafic à caractère économique lié au pastoralisme. Jacques Romatet fait référence aux mentions des marchandises souletines, en particulier de fromages et de porcelets que l’on retrouve en abondance dans les carnets de péage de Sanguesa en 1355 et 1362. »
P. 34
« Le chevet. Les deux travées du chevet , de dimensions similaires et délimitées par des piles médianes de plan quadrangulaire ont reçu un couvrement de voûtes à liernes et tiercerons caractéristiques u gothique tardif qui constituent une des particularités de l’édifice. (…)
P. 49
« L’analyse de la clef de voûte de la première travée nous a fait découvrir une inscription courant sur le pourtour de la tranche de la clef. Les lettres gothiques occupent tout l’espace. L’ensemble se compose de 23 lettres dont certaines sont liées. Trois points marqués par des losanges scindent la phrase en trois parties : U J C. BERETRECHE MITI MARIANA. Nous n’avons pu soumettre à l’analyse d’un spécialiste de l’épigraphie gothique cette inscription. Cependant, selon J. B. Orpustan, il pourrait s’agir de la dédicace suivante : BERETERECHE MARITI MARIANA. La retranscription serait MARIANA A SON MARI BERETERECHE, en considérant que MARITI est un datif. Cette inscription fort intéressante prend ici un sens particulier puisque la maison Beretereche existe toujours à Larrau, elle jouxte l’église dans le prolongement occidental de cette dernière. »